Babzman
Image default
Accueil » A la mémoire de mon fils Lamouchi Abderraouf égorgé le 16 septembre 1996 à Sidi Moussa
L’Algérie contemporaine (1962 à nos jours)

A la mémoire de mon fils Lamouchi Abderraouf égorgé le 16 septembre 1996 à Sidi Moussa

Il y a 25 ans, LAMOUCHI ABDERRAOUF, jeune soldat, a été assassiné par une horde de terroriste pendant son service militaire. Egorgé à l’arme blanche pour avoir répondu au devoir de la nation, Lamouchi Abderraouf n’avait que 22 ans.

Voici un vibrant hommage, rendu par sa mère :

A la mémoire de mon fils LAMOUCHI ABDERRAOUF ÉGORGÉ LE 16 SEPTEMBRE1996 A Sidi Moussa ALGER.

La douleur de perdre un enfant est une douleur amère. Mais je porte cette douleur comme une couronne sur ma tète .J’ai décidé de t’écrire quelques lignes mon cher fils ABDERRAOUF « appelé au service national », même si je n’ai pas les mots et je n’ai pas l’habitude d’écrire des pensées à ta mémoire. Non pas que je t’aie oublié ou que je ne veuille pas me rappeler de ce triste anniversaire mais c’est parce que j’avais espoir que justice soit faite, un jour par tes collègues à l’égard de tes assassins surtout que tu as été égorgé à l’arme blanche pour motif « tu as répondu au devoir de la nation, ton seul souci était de défendre l’ALGERIE REPUBLICAINE, de protéger les symboles de la patrie ». Alors que tu avais a peine 22 ans.

Il faut que tout le monde sache pourquoi j’ai cette haine et cette rancune car mon fils ABDERRAOUF a été lâchement assassiné par des terroristes après avoir été kidnappé pendant trois jours à SIDI MOUSSA où nous habitions et où j’ai exercé dans notre quartier en qualité d’institutrice. La récompense de mon engagement envers l’éducation de nos enfants était de me ramener le corps de mon fils atrocement mutilé.

Comment pourrais je oublier cette barbarie commise au nom de l’islam par des intégristes islamistes ? Mon seul remède aujourd’hui, c’est de voir mes petits-enfants à coté de moi c’est l’avenir que ABDERRAOUF rêvait de voir. Ce sont eux qui vont continuer ton combat pour que ta mort ne soit jamais vaine, mon fils.

Je ne pardonne pas. Tu n’es pas seulement un Martyr du devoir mais aussi un martyr de l’ALGERIE républicaine et démocratique. Je reste fière que ton nom soit gravé dans l’histoire de notre cher pays.

Ta maman, ZOUBIDA LAMOUCHI

Articles similaires

Laissez un commentaire