Cela s’est passé un 9 septembre 1954, un fort séisme secoue la région d’El Asnam

Le 9 septembre 1954 à 1h07 du matin, un tremblement de terre de magnitude de 7 sur l’échelle ouverte de Richter, secoue la ville de Chlef, Orléans ville à l’époque. Réveillés dans leur sommeil, les habitants de la région se rendent compte qu’il s’agit d’une véritable catastrophe. La terre tremblera sans arrêt jusqu’au matin. Les répliques dureront des semaines. Le 16 septembre suivant, une autre forte réplique est enregistrée. La situation devient dramatique pour les habitants de la ville. On dénombre 1500 morts, 5000 blessés (d’autres parlent de 14 000) et des milliers de bâtisses effondrées. La ville est détruite à 90%.

En plus des secousses, des pluies diluviennes viennent s’ajouter à cette catastrophe. Le nombre des sinistrés s’élève à 300 000. Une grande solidarité est affichée par les algériens des quatre coins de l’Algérie pour venir en aide aux victimes. Des volontaires se sont déplacés pour aider à retrouver les nombreux disparus sous les décombres. Des tentes de toiles sont installées pour abriter les sinistrés sans toits, de même que des couvertures et des aliments sont acheminés pour les habitants de la région.

En 1958 la ville sera entièrement reconstruite. Et en 1964, elle sera rebaptisée El Asnam. Cette région connait une sismicité particulière étant située sur une faille, comme c’est le cas de toute la zone côtière du nord de l’Algérie, causé par le chevauchement des plaques tectoniques eurasienne et africaine qui bougent vers le nord-ouest à raison de 6 millimètres par an.

Cette région avait déjà connu deux séismes important auparavant, en 1922 et en 1934. Le 10 octobre 1980, la ville connaitra un second tremblement de terre dit majeur, d’une magnitude de 7,5 sur l’échelle de Richter, qui détruira El Asnam à 80%. Peu de temps après cette dernière catastrophe, la ville est rebaptisée Chlef, du nom du fleuve qui la traverse, pour conjurer le mauvais sort d’une appellation jugée païenne.

Synthèse K.T.

Sources :

https://www.craag.dz

https://www.reflexiondz.net

 

 

Articles similaires

20 septembre 1996 – Le chanteur algérien Cheb Aziz assassiné

Cela s’est passé un 27 février 1995, assassinat de la magistrate Nadia Berrabah

Cela s’est passé un 29 octobre 1994, assassinat de Samir Aouri

1 Comment

rouchai 9 septembre 2015 - 16 h 24 min

..je me rappelle de ce fort séisme de 54 , qui a secoué même Alger ….j étais scout dans le groupe el émir Khaled de belcourt ….nous avons animés plusieurs soirées en quête de dons vestimentaires et autres …nous avons pu charger deux camions de dix tonnes , en denrées alimentaires effets vestimentaires , médicaments etc …..nous avons acheminés ces dons jusqu’à l entrée d orleansville…… notre désappointement fut grand , quand un barrage militaire français , nous délesta de nos offrandes ??? après triages et recuperations des meilleurs effets qu ils destinèrent aux pieds noirs , il nous fut restitué le reste ….c est a dire (( les guenilles )) contre mauvaise fortune bon cœur , nous avons pu rendre le sourire a certains de nos compatriotes …. en tant que secouriste et témoin oculaire , j ai voulu sauver un vieux pied noir accroché au cadre d une porte dont la bâtisse s était totalement écroulée , il me répondit , sous l effet du choc qu il était en sécurité ici ??? au même instant , la terre se mit a tamiser, tel un tamis ….puis a sursauter (( bondir )) j ai vu ce qui restait de la façade de l hôtel Baudoin s écrouler comme un château de cartes ….un militaire en faction fusil sur l épaule s écroula de tout son long par terre évanoui …comme un malheur n arrive jamais seul , de retour par train , nous percutâmes une deux chevaux a l intérieur de laquelle se trouvait un vieux couple pied noir (( décédés )) ils furent traîner sur une longueur de 200 mètres approximativement ….en secourant la femme , son corps était tellement désarticulé qu il nous échappait d entre nos mains ….c est a cette période que se déclencha la guerre d Algérie que nous avions rejoint sans sourciller…. votre article a réveillé en moi des souvenirs cauchemardesques et tellement enfouis , que je ne pensais pas réveiller un jour ….c est le destin …..

Add Comment