JUBA II : UN ROI BATISSEUR – Partie III (fin) – : Les édifices

« Beaucoup de vestiges confirment la grandeur de Juba II. Son œuvre est d’une grande valeur mais n’est pas (entièrement) conservée par le temps, bien qu’elle ait permis à plusieurs écrivains grecs et latins d’y puiser leur documentation tant elle était riche. »

Il s’agit entre autres de l’amphithéâtre, des 2 thermes, de l’Est et de l’Ouest, appelés Thermes de Juba II, (il y en avait 4, les 2 autres ayant totalement disparu) ; l’Aqueduc et le Théâtre, les Portes.

-L’Aqueduc prend naissance à Mennacer, (ex-Marceau). 32km séparent la ville de la source. Dans ce canal, l’eau circulait par simple écoulement gravitaire. Cette eau remplissait de grandes réserves situées près du Forum.  Une 2ème source venant du Zaccar se déversait dans le quartier sud (appelé aujourd’hui « el Matmar »).

-Les anciennes portes étaient au nombre de 6 ; les vestiges de 4 furent trouvés, pour les 2 autres, l’emplacement demeure inconnu.

-Le Castellum de Nador (20km à l’entrée Est de Nador).

-Le Forum, au centre-ville, découvert dans les années 1970 ; sur ce lieu, fut construite la 1ère maison coloniale en 1845, 5 ans après l’occupation de la ville par les forces du Maréchal Valée.

-La porte de L’ouest (Bab el Gherb), construite en 1873 par les Français avec des pierres romaines.

-Les restes de remparts (lieu- dit : El Kettar)

-L’îlot Joinville : ruines phéniciennes et romaines

-Le  « Tombeau de la Chrétienne » ou Mausolée royal maurétanien est un monument funéraire  érigé pour accueillir les sépultures de Cléopâtre Séléné et de Juba II (près de Tipasa) ; ses dimensions sont de 185,50m de circonférence, 60,90m de diamètre et de 32,40m de hauteur. A l’extérieur, il présente 60 colonnes engagées de type ionique, 4 fausses portes (une à chaque point cardinal). D’autres monuments conçus selon le même plan existent en Algérie, le Medracen à Batna, ou le mausolée de Siga (Aïn-Temouchent).

 

Aujourd’hui, Cherchell est loin de refléter la magnificence de la capitale de Juba II, telle que ce grand roi l’a voulue, conçue et aimée.  Négligée par les autorités sanitaires, elle ne dispose pas d’hôpital, le plus proche est à Sidi Ghilès ! Négligée par le secteur du tourisme, le seul hôtel de la ville, l’hôtel Césarée (ex- Nicolas), qui eut en son temps ses heures de gloire, est fermé depuis des décennies ! Et pour couronner le tout, pour utiliser une expression fort pertinente, Juba II s’est probablement retourné dans sa tombe lorsque sa capitale ne fut pas désignée comme chef-lieu de wilaya…

 Nora Sari – Professeure  de Français en retraite – Journaliste, écrivaine.

Contribution : Association Aasppa_Athar bullletin n°9

Partie I : https://www.babzman.com/2015/juba-ii-un-roi-batisseur-partie-i-presentation/

Partie II : https://www.babzman.com/2015/juba-ii-un-roi-batisseur-partie-ii-le-rayonnement-des-arts/

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Sources :

  1. « De Iol à Césarée à…Cherchell ». Kamel Bouchama. JUBA Editions. 426 P. 2008
  2. « Iol, Césarée, Cherchell, une cité millénaire d’art et d’histoire ». Mohamed Chérif Ghebalou. 190 P.   2010

 

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