Cela s’est passé un 17 juin 1973, décès du Cheikh Naïmi

Naïmi Naïmi est né en 1909 à Ouled Djellal (Biskra), il aurait appris le Coran à l’âge de 11 ans.

Cheikh Naïmi avait une bonne mémoire et se souvenait non seulement du chapitre mais de la page du livre qu’il a lu traitant de certains sujets importants de la religion comme la traduction du Coran ou un passage important de la vie de Mahomet. Il faisait partie de l’élite algérienne des oulémas qui ont combattu la France. Naïmi a notamment appris la science du Hadith, la Sunna (vie du prophète Mahomet), le Fîq  (sciences de la religion islamique), ainsi que la traduction du Coran.

Il fut imam et moufti d’Algérie. Dans les années cinquante, il visita la Tunisie et apprit à l’école Zeitouna, ensuite l’Égypte  et étudia à l’université A-Azhar et apprit la psalmodie du Coran selon les 10 Riwayat. Il donna des conférences à la TV algérienne à la fin des années soixante. Il aurai été blessé par balle, mais sauvé par un âne qui le conduisit chez une vieille dame qui lui sauva la vie en le soignant dans le secret total. Il inaugura la mosquée de Kuala Lumpur en Malaisie, représentant l’Algérie dans une visite officielle dans les années soixante. Il est mort le 17 juin 1973 à Constantine.

En Algérie, notamment à Ouled Jellal et Constantine, plusieurs établissements portent son nom, dont la mosquée Cheikh Naïmi à SMK Supérieur de Constantine.

L’Association des Oulémas Musulmans Algériens

Doyenne des associations nationales et représentant la tendance arabo-islamique dans le Mouvement national algérien, l’Association des Oulémas musulmans algériens est crée le 5 mai 1931.

Fondée en 1931 par Abdelhamid Ben Badis, à Constantine, la Association des Oulémas musulmans algériens regroupe au départ une dizaine de lettrés diplômés du Caire, de Damas et de Tunis. Son objectif est de faire revivre la culture arabe et musulmane en Algérie.

Auréolée de Ben Badis, de cheikh El Okbi et de cheikh Mohamed Bachir El Ibrahimi, tous imprégnés du mouvement de l’imam hanafite Mohammed Abdou, le réformisme, l’association s’épanoui autour de la devise : « L’islam est notre religion, l’arabe est notre langue et l’Algérie est notre pays».

Le programme de l’association est à la fois religieux et culturel. L’objectif est de revenir à un islam plus pur, en rejetant les rites malékites et les superstitions, ainsi que les pratiques des marabouts et des zaouïas. Il est aussi question de rapprocher les communautés autour d’un seul bloc sunnite.

La grande mission que se donne l’Association des Oulémas musulmans algériens est de dispenser un véritable programme scolaire aux enfants algériens. Ainsi, les cours sont en arabe et concernent la grammaire, les mathématiques, la religion et l’histoire de l’Algérie.

Les écoles sont mixtes et s’étendent rapidement dans tous le pays, jusque dans certains villages éloignés.

Pour les adultes, on parle de Medersa, véritables instituts dont les étudient ont accès à des cours de littérature, de philosophie, de théologie, de droit et d’histoire. Les plus connues sont celles de  de Tlemcen et celle de Constantine. L’objectif des oulémas est double : d’une part donner un enseignement de qualité qui permettrait aux étudiants algériens d’accéder à l’université de la Zitouna, de Tunis et, d’autre part, arriver à avoir une grande université, du même niveau que la tunisoise.

Dans les milieux lettrés, l’action des oulémas est appuyé par la publication d’un mensuel, Al-Chihab, remplacé plus tard par l’hebdomadaire Al-Bassaïr. En parallèle, pour toucher un public plus large, notamment les milieux populaires, des prédications sont improvisées en plein air et des clubs privés sont crées dans différentes villes.

Après la mort d’Ibn Badis, le 16 avril 1940, c’est le cheikh Bachir El Ibrahimi qui prend le relai.

Lors de l’assemblée générale qui se tient à Alger en 1951, l’association revendique l’ouverture de 125 écoles primaires, comprenant 300 classes. Et c’est principalement à travers les cours du soir, en langue arabe, et qui touchent 20 000 élèves, que s’affirme sa vocation culturelle.

Z. Merzouk

Sources : 

  1. Biographie Chikh Naïmi : Wikipédia 
  2. Photographie : Le Conseil d’administration de l’association (fin des années 1950), (de gauche à droite, assis): Naïm Naïmi, Cheikh Abbas Bencheikh el Hocine, Ahmed Taoufik El Madani, Larbi Tebessi, Mohamed Bachir El Ibrahimi, Mohamed Khireddine, Abdellatif Soultani, Ahmed Bouchmel. (debout): inconnu, inconnu, Baaziz Benomar, Ahmed Hammani, Aboubakr Laghouati, Djilali El Farissi, Abdelkader El Maghribi, Ahmed Sahnoune, Hamza Boukoucha, inconnu

 

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