21 avril 1940, naissance de Mokdad Sifi

Sixième Chef du gouvernement de l’Algérie depuis la constitution du 23 février 1989, Mokdad Sifi, présenté comme un technocrate, est né le 21 avril 1940 à Tébessa.

 Mokdad Sifi fait ses études primaires et moyennes dans sa ville natale, notamment la médersa de Cheikh Larbi Tébessi. Puis il intègre le lycée Saint-Augustin de Annaba où il obtient son Bac en 1962. En parallèle à sa scolarité, Sifi milite au sein de l’OCFLN et est membre de l’UGEMA (Union Générale des Etudiants Musulmans Algériens).

Après l’indépendance de l’Algérie, il entame une licence en science physiques à l’université d’Alger. Il suit des études approfondies en physiques et en chimie qu’il poursuit à Paris (France) où il obtient également un ingéniorat en électromécanique.

Sifi enseigne les mathématiques au lycée El Mokrani de Ben Aknoun, entre 1964 et 1968, avant de prendre le poste d’ingénieur d’études et travaux à Sonelgaz, jusqu’en 1973.

Par la suite, il grimpe les échelons et devient sous directeur des projets et réalisations au ministère des industries légères, puis secrétaire général de la commission des affaires économiques du parti FLN, directeur général de la coordination et du contrôle au ministère du Commerce, secrétaire général des ministères des Travaux publics, puis des Finances.

Entre 1990 et 1991, il est chargé des missions auprès du Chef du gouvernement, lorsque Sidahmed Ghozali le nomme chef de son cabinet. Un an plus tard, Abdesselam lui confie le ministère de l’Equipement. Il sera reconduit dans le gouvernement Rédha Malek auquel il succède en 1994. Sifi forme son staff avec onze nouveaux titulaires en quatre jours. En plus de relancer l’économie, sa mission première est de veiller à ce que le coût social de l’ajustement structurel qu’il est appelé à appliquer, soit réparti de manière équitable entre les différentes couches sociales. Ceci, après la lettre d’intention adressée au FMI par Malek et dont le contenu a été adopté le 9 avril 1994 en Conseil des ministres.

Mokdad Sifi s’occupera essentiellement des questions économico-sociales alors que la présidence se réserve la gestion de la chose politique. Après 629 jours d’exercice à la tête de l’Exécutif, il est remplacé par Ahmed Ouyahia, après l’élection de Liamine Zeroual à la présidence de la république.

Lors des législatives du 5 juin 1997, il est élu député du nouveau parti, le Rassemblement national démocratique (RND) et fait partie de sa direction.

L’année suivante, un an après l’annonce de la présidentielle anticipée, il se retire du Bureau national du parti où il incarnait le courant « moderniste », avec comme ambition de constituer le point de jonction entre les forces qui inscrivent leur combat dans les mutations que subissait le monde, sans pour autant renoncer aux valeurs de Novembre 54.

Le 29 janvier 1999, Mokdad Sifi se présente en candidat libre à l’élection présidentielle du 15 avril, mais se retire avec les cinq autres candidats, avant le scrutin, pour dénoncer « le trucage » qui mènera Abdelaziz Bouteflika au pouvoir. Quelques mois plus tard, en juin, il sera exclu du RND.

Synthèse Khadija T.

Sources :

  1. « Dictionnaire encyclopédique de l’Algérie », par Achour Cheurfi. Editions ANEP 2007
  2. https://www.cg.gov.dz 

 

 

 

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